Nosferatu renaît avec la musique modulaire d’Erpan Hesher pour une expérience sonore et visuelle envoûtante.
Chef-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand, Nosferatu (1922) de Friedrich Wilhelm Murnau traverse le temps sans perdre son mystère. Les images en noir et blanc, les ombres démesurées et la lenteur hypnotique de ce film pionnier continuent d’exercer une fascination intacte. Plus d’un siècle après, elles rappellent que le fantastique ne tient pas aux effets spéciaux, mais à l’art de suggérer, d’éveiller l’imaginaire et la peur dans leur forme la plus pure. Ce film culte, baigné de clair-obscur, révèle la puissance poétique d’un imaginaire en noir et blanc. La musique d’Erpan Hesher en déploie les ombres et les vertiges : une matière sonore vivante et vibrante, qui enveloppe l’image et en révèle la part la plus sensible. Cette version ciné-concert offre à l’œuvre une nouvelle dimension, tissant en direct un dialogue sensuel entre images muettes et matière sonore. Une expérience rare, à la frontière du rituel et du rêve éveillé.
Artiste ouighour réfugié en France, Erpan Hesher a bénéficié d’un programme de résidence du Ministère de la Culture et a ainsi été accueilli au Couvent des Dominicains en novembre 2024 dans le cadre d’un projet artistique autour de la musique électronique et analogique.
CRR Les Dominicains de Haute-Alsace
Musique d’Erpan HESHER (Réfugié ouighour)
Erpan Hesher, musique électronique analogique
Nosferatu, F. W. Murnau (1922)
CCR - Les Dominicains de Haute-Alsace