Open Access



OPEN ACCESS - Experimenting with performing arts and transmedia creation
(Expérimenter avec les arts du spectacle et la création transmédia)


Projet soutenu par Europe Créative

NOTRE PROJET :

Le GRRRANIT SN est chef de file et porteur depuis septembre 2018 d’un projet de coopération européenne associant artistes, chercheurs, professionnels du secteur culturel et numérique avec le public. Ce projet est co-organisé par le GRRRANIT SN avec trois autres structures culturelles européennes partenaires : le National Theatre Wales (Cardiff, Grande-Bretagne), ColectivA (Cluj-Napoca, Roumanie) et DuplaCenaFestival Temps d’Images Lisboa (Lisbonne, Portugal).

Pendant 26 mois, le projet OPEN ACCESS s'est articulé autour de laboratoires, de festivals et de séminaires publics, organisés dans les quatre pays européens des structures partenaires. En mars 2019, huit artistes européens ont été sélectionnés pour suivre un parcours d’exploration et d’expérimentation, ils ont été accompagnés tout au long de leur parcours par différents mentors spécialisés : Karleen Groupierre  et Anaïs Guilet (transmédia), Simon Coates (développement créatif) , John Hunter et Julia Thomas(intelligence collective), Marie-Julie Catoir-Brisson, ainsi qu’un certain nombre de professionnels du secteur créatif et du monde de la recherche.

La situation sanitaire dûe à l’épidémie du Covid-19 a fortement impactée dès mars 2020 l'organisation du projet, lequel a dû se réinventer en réorientant les projets et le concept des événements et des rencontres de manière nouvelle, numérique, en ligne et en distance interactive.

Les mutations technologiques et numériques modifient profondément notre quotidien et nos usages. Les artistes et les institutions culturelles en sont profondément impactés, en particulier dans leurs modalités de travail comme dans les processus de création et de production des œuvres. Ces adaptations sont encore plus actuelles dans le contexte de la crise sanitaire et modifient de fait les liens avec le public.

Le projet OPEN ACCESS s’est pleinement inscrit dans cette réflexion au coeur d’une logique collective et collaborative, en créant un nouveau récit partagé associant le public. Le processus d’expérimentation choisi a été d’intégrer la création transmédia aux diverses disciplines du spectacle vivant. Le transmédia permet aux artistes de raconter une histoire qui se nourrit de tout ce qui fait notre quotidien sur différents médias et en les croisant. Chaque support employé développe un contenu propre et différent qui ne sera pas une simple duplication mais un enrichissement de l’histoire afin de proposer une expérience globale au public au travers d’une multiplicité de récits qui se répondent. Il devient ainsi un terrain de jeux pour les artistes du spectacle vivant, en contribuant au développement de nouvelles esthétiques, mais aussi pour le public qui peut expérimenter, jouer un rôle, contribuer, choisir et se raconter. Cette forme de coopération, ces nouvelles modalités de production et de partage susciteront, nous l’espérons des questionnements autour des enjeux de société auxquels nous sommes confrontés et des pistes de futurs artistiques partagés et désirables.

A l’issue de ce parcours conçu dans un contexte d’apprentissage expérimental, le GRRRANIT SN devait accueillir en résidence les 8 artistes à l’automne pour finaliser leurs propositions artistiques avec la collaboration de partenaires associés : l’UTBM (OpenLab et chercheurs/étudiants), l’IUT de Belfort Montbéliard, Viadanse-CCN de Bourgogne Franche-Comté, l’Espace multimédia Gantner.  Cela n'a pas pu se faire comme imaginé, et selon les ressources offertes par la plupart des lieux, il n’a pu s’effectuer qu'à distance.

Trois jours fin novembre 2020 devaient être le temps de clôture du projet OPEN ACCESS, après avoir voyagé virtuellement et physiquement à Cardiff ( Grande Bretagne), Cluj-Napoca (Roumanie), puis à Lisbonne dans le cadre du Festival Temps d’Images (Portugal). Les conditions sanitaires en France et dans les autres pays en ont décidé autrement. Nous sommes toutefois en train de repenser la diffusion et la valorisation des projets des artistes à travers le site dédié du projet : www.openaccess-project.eu

Il s’agira pour nous de partager avec chaque artiste les recherches et projets toujours en cours de création, parfois sous forme de jeux, de récits plus ou moins fictionnels, de réalités augmentées et virtuelles appliquées aux villes et territoires, de rencontres poétiques sensorielles....  Huit expériences ludiques, interactives et immersives que nous espérons pouvoir vous faire expérimenter.

Nous avons ainsi reporté au 8 janvier 2021 la journée de clôture et de partage du projet européen sous forme de séminaire en ligne ouvert à toutes et tous, et où les différents partenaires mobilisés, chercheurs, professionnels et artistes venus de toute l’Europe ayant participé au projet vous inviteront à venir débattre autour de la question du transmédia et des enjeux esthétiques, pratiques, linguistiques mais aussi politiques inhérents à toute création collective /collaboratives internationale/ dans un contexte européen et numérique.

Le GRRRANIT SN est chef de file et porteur du projet Open Access - Experimenting with performing Arts and Transmedia Creation soutenu dans le cadre du programme Europe Créative de l'Union Européenne.



Co-Organisateurs :








Les 8 artistes européens:

Clara Chabalier (FR), Raluca Croitoru (NL), João Estevens (PT), Olinda Favas (PT), Adrian Ganea (RO), Alison Neighbour (UK), Mateja Stanislava Rot (SL) et Marion Thomas (FR)

Clara Chabalier (FR)

Metteure en scène, comédienne, créatrice d’œuvres transdisciplinaires et de théâtre contemporain basée en France. Elle a été formée à l'École Régionale d'Acteurs de Cannes et au CNSAD. Lorsqu’elle était enfant, elle souhaitait devenir chanteuse, danseuse et comédienne. Elle essaie d’être fidèle à ce rêve en pratiquant la musique, le théâtre et la photographie. Sa curiosité et sa ténacité la qualifient particulièrement. Son projet : La Défense devant les survivants est une installation et un dispositif de réalité augmentée en compagnie d'un chatbot Projet inspiré de l’Invention de Morel, roman d’Adolfo Bioy Casarès. La technologie permet de nous dédoubler avec des images, des sons, répétant inlassablement un même moment de vie. Cela pose la question de notre rapport à l’image, à l’éternité, au nombre croissant de données transposées dans la vie concrète.... Au vu du nombre exponentiel d’êtres humains qui peuplent la terre, où allons- nous trouver la place de vivre ensemble ? Que penseraient ces machines qui créent les images, de cette situation, si elles pouvaient s’exprimer ? Et pour nous, les « vivants », comment cohabiter avec les fantômes que nous avons créés ?

Raluca Croitoru (NL)

Artiste plasticienne, performeuse, vivant entre les Pays Bas et la Roumanie. Elle se passionne pour le mouvement, le corps et sa symbolique. Dans son travail, elle interroge particulièrement l’impact du capitalisme sur les corps et leurs représentations. Son projet, sans titre est une installation sonore interactive transmédia. Les spectateurs sont invités à explorer leur rapport au son de façon collective et individuelle. Quels sons souhaiterions-nous laisser sur terre pour les cent prochaines années ? Quels sons ont marqué notre passé ? Renouveler l’écoute active, partager ses propres souvenirs sonores telle est l’expérience dans laquelle le spectateur est plongé.

João Estevens (PT)

Artiste performer basé au Portugal, concilie un travail de dramaturge à temps partiel et de chercheur en sciences sociales. Il se définit néanmoins comme une personne à temps plein car il ne peut pas être autre chose. Ses créations, formes hybrides souvent ludiques, proposent de nouvelles dramaturgies alliant spectacle vivant et multimédia. Son champ d’exploration lie le rapport de l’homme avec le temps, l'espace et le pouvoir. Son projet : E-Show (titre provisoire) est une lecture performative et participative transmédia. Comment les interactions numériques affectent-elles nos perceptions et les moyens de se connecter avec l'autre (l’étranger) ? La performance et la performativité du monde physique peuvent-elles fusionner et se transformer vers un monde numérique ? João interroge le rôle du public au sein d’expériences performatives, de l'espace et du temps.

Olinda Favas (PT)

Actrice, performeuse, professeure, metteure en scène basée au Portugal. Olinda aime à chercher et créer l’erreur, la rupture, l’hypothèse pour mieux s’y immiscer. Créer des intersections, multiplier les voix, définit sa poétique. Son projet : Dream series prototype est une installation et une performance live. Olinda propose un voyage onirique à partir d’une galerie de portraits réels ou fictionnels de rêveurs, saisis à cet instant de bascule qu’est le passage de l’état de conscience au sommeil. Dans le rêve, le sujet se dissout dans l’inconscient. Ce royaume de la mémoire que le spectateur éveillé pourra ici enfin explorer.

Adrian Ganea (RO)

Artiste plasticien scénographe vivant en Roumanie. Il aime à mêler création de scénographie, programmation de simulations, créations vidéo. Il a obtenu son diplôme en scénographie à l'UDK Berlin. Il est attiré par l'irréel, intrigué par la magie de l'immatériel et de l'éthéré. Il est fasciné par la façon dont le sujet immatériel sans corps peut se matérialiser et transpirer dans le monde réel. Son projet (sans titre) est une installation transmédia. À partir de récentes études en biologie concernant la théorie de la symbiose, Adrian propose une installation de marionnettes automatisées et une simulation informatique des formes de vie symbiotiques. Il s’agit pour lui d’interroger par le biais technologique, les conditions d’un « vivre ensemble », les moyens possibles de cohabitation des organismes, qu’ils soient biologiques ou non.

Alison Neighbour (UK)

Artiste et scénographe galloise basée au Royaume-Uni travaillant dans les secteurs du spectacle vivant, des arts plastiques ainsi que l’art in situ. Elle s'intéresse à la scénographie comme point de départ pour la narration et offre un espace pour que le public devienne co-créateur du monde physique et visuel créé. Son projet, (sans titre) est une expérience sensorielle dans l’espace public. Alison crée des histoires puisant leur force dans notre lien avec le paysage naturel et notre place dans l’écosystème. Elle s’appuie sur ses expériences dans le paysage de son Pays de Galles natal pour créer des invitations au public à ralentir, à voir différemment, et à entendre les voix cachées de lieux oubliés ou en train de disparaître.

Mateja Stanislava Rot (SL)

Innovatrice urbaine, basée en Slovénie. Elle travaille à l'intersection entre urbanisme, architecture et activisme. Elle s’intéresse particulièrement à la transformation créative des espaces publics et à la reconquête du droit aux espaces, afin de contribuer à partager l’espace public comme bien commun. Son projet : Skin of the city est un jeu urbain en réalité augmentée. Changer d’échelle, déplacer le regard, Skin of the city porte sur l'exploration des espaces, les recoins cachés de la ville. Cela commence par une promenade au détour d’une rue, ses extrémités, tous les détails qui peuvent caractériser la morphologie d’une ville. Les spectateurs sont invités à participer à un jeu conçu pour activer un emplacement urbain spécifique. Jouant de ce qui est caché et de ce qui est donné à voir, Teja questionne notre perception de la réalité et les pratiques sociales dans la ville.

Marion Thomas (FR)

Auteure, metteure en scène et interprète partageant son temps entre Nantes et Lausanne. Elle a étudié la mise en scène à la Manufacture (Haute Ecole de Théâtre de Suisse Romande). La réalité semblant trop décevante, elle traîne sur internet avec des gens bizarres. De ces errances virtuelles, elle puise des points de vue qu'elle intègre à une narration plus large pour créer des espaces de friction et de conciliation. Elle aime les jeux vidéo, le constructivisme, les chevaux et la science-fiction féministe. Son projet : Kit de Survie en Territoire Masculiniste est un parcours sonore transmédia en espace public Marion nous livre un regard différent sur les luttes féministes : celui de leur ennemi. Le public muni de casques son est guidé dans une déambulation en espace urbain pour explorer le monde des Incels*. Cette expérience mêle un récit personnel à celui d'un incel. Au cours de cette balade, chaque spectateur pourra personnaliser son expérience pour entrer dans les arcanes des masculinistes. * La sous-culture incel (néologisme de langue anglaise pour involuntary celibate, célibataire involontaire en français) désigne des communautés en ligne misogynes dont les membres se définissent comme étant incapables de trouver un partenaire amoureux ou sexuel. Ceux qui se proclament incels sont presque exclusivement de sexe masculin qui se rassemblent sur internet autour d'une cause commune : la haine des femmes.