Lieux du Grrranit

LA GRANDE SALLE DU GRRRANIT SN
Jauge grande salle à l’italienne : 523 places.
C'est le cœur battant du GRRRANIT SN :
- 1878 -
Inauguration du théâtre municipal le Granit. Salle multi-disciplinaire utilisée pour les bals, spectacles et autres réunions. En 1932 l’intérieur est entièrement revu pour coller au goût Art Déco de l’époque et l’actuelle façade néo-renaissance est construite.
- 1983 -
Le théâtre et la caserne attenante fusionnent sous l’égide de Jean Nouvel (Prix Pritzker 2008). La façade côté savoureuse est volontairement tranchée et ouverte sur la ville, créant ainsi une vaste zone d’échanges vitrée. À l’intérieur deux systèmes esthétiques s’opposent : d’une part, les ors et le faste passé sont réaffirmés, la gamme chromatique de la grande salle est interprété, d’autre part un travail de pétrification et d’enluminure des espaces bruts est mis en place. Les contrastes et les histoires du lieu sont pleinement assumés.
LA GALERRRIE ARTS VISUELS & NUMERIQUES
La Galerrrie Arts visuels et numériques est située au rez-de-chaussée de la scène nationale en centre-ville de Belfort et fait face à la rivière La Savoureuse. Cet espace d’exposition agrémenté d’arcades internes en pierre claire, est accessible au public en entrée libre du mardi au samedi. Il dispose de nombreuses portes-fenêtres laissant entrer la lumière et intègre des écrans de présentation vers l’extérieur. La Galerrrie favorise la présentation de créations d’artistes en arts visuels, sonores et numériques de France, d’Europe et de l’international, se déclinant en lien avec le nouveau projet de la scène nationale et en dialogue interactif avec la programmation en spectacle vivant. Les expositions peuvent être complétées par une autre salle nommée la Grrrotte, aux murs noirs et avec grand écran, permettant la meilleure visibilité d’œuvres vidéos et sonores multimédias, d’installations hybrides et/ou de web documentaire.
La Galerrrie du GRRRANIT SN Belfort propose 3 à 4 expositions par an, développe diverses actions de médiations culturelles pour tous publics et soutient le travail de recherche des artistes au travers de Bourses « Résidences Arts visuels et cultures numériques ».
LA MAISON DU PEUPLE
Jauge : 867 places (+ 24 strapontins + 8 PMR). La "Maison du Peuple", commanditée par la Ville de Belfort, a été réalisée selon des plans conçus en 1928 par l'architecte Paul Giroud. Elle se trouve devant une vaste Esplanade, réalisée par le même architecte, entourée d'immeubles à vocation sociale, et constituant un ensemble homogène. L'édifice accueillait à l'origine la "Bourse du travail", l'office de placement, une bibliothèque, des salles de réunion et de spectacle. La frise avec ses bas-reliefs est de style "Art déco".
La structure de l'édifice est en béton armé. La Maison du Peuple et son esplanade sont labellisées Patrimoine du XXe siècle. De nos jours l'édifice est toujours occupé par une salle de spectacle gérée par la Ville de Belfort.
LA COOPERRRATIVE
Jauge : 120 places. Depuis 1991, la scène nationale le Granit s'est engagée dans une politique de production active, privilégiant la création théâtrale contemporaine et le soutien aux artistes. L'ouverture en novembre 1993 par le Granit de la salle de répétition "La Coopérative", un équipement unique en France, accentue ce parti-pris. Elle permet l'accueil jour et nuit de metteurs en scène, comédiens, chorégraphes, musiciens, circassiens, artistes de rue en résidence à Belfort, le temps des répétitions et de la création…
LA GRRROTTE DU GRRRANIT
Jauge : 50 personnes. Nichée sous le Hall d’accueil du Public, la Grrrotte est une salle de représentatiuon et de diffusion de films et de projets numériques qui permet des spectacles, des conférences, des ateliers, bref, tout plein de choses. Elle surprend par son intimité et son acoustique. C’est un trésor caché du Grrranit, qui se révèlera bientôt à toutes et tous.
LA SALLE DE DANSE
Cette salle au 3ème étage du théâtre résume parfaitement les thèmes explorés par le projet de Jean Nouvel : ouverture sur la ville, contrastes entre les matériaux (le chaud et le doux du parquet en bois/le froid et le dur des murs laissés à l'état brut), contrastes entre nouveau et ancien, décalages volontaires. La tension créée par ces contrastes fait prendre à l'espace, pourtant simple, un sens particulier et riche. Il est traité comme un volume à double hauteur avec mezzanine, entièrement orienté vers le Lion de Belfort, visible depuis ses grandes verrières, donnant vue sur la Citadelle qui surplombe le centre-ville de Belfort. Le traitement des parois a été confié à François Seigneur et à Pierre Martin. "Chaque paroi est différenciée : l'une est peinte en trame abstraite où se trouve répétée l'image du théâtre dans son ancien état, appliquée grâce à un tampon géant ; l'autre est dénudée pour avouer la nature composite du mur du théâtre.
Ce sont craquelures, fissures, traces d'anciennes cloisons ou béton brut télescopant les vieux murs." (AMC revue d'architecture mai 1983). On ne sait plus ce qui relève de l'art ou de la vétusté affirmée et voulue. Graffitis, peintures écaillées ou cloquées, tranchées dessinées et laissées sur les murs et les plafonds par les cloisons démolies, murs à nu tels des écorchés, le théâtre est une générosité ouverte qui nous révèle toute son histoire.
LE GRAND FUMOIRRR – DERRIÈRE L’ORCHESTRE
C’est ici que se retrouvaient les spectateurs lors des entractes et qu’ils se retrouvent toujours. Le Grand Fumoir a été aménagé lors de la première restructuration. De cette époque, nous sont parvenues les grandes toiles qui ornementent les murs. Illustrations de scène de théâtre, elles représentent : "Hamlet hésite à tuer Claudius" de Bersier, "La scène du puits de Pelléas et Mélisande" de Lecaron, et « le Misanthrope » de Molière, ainsi que des masques de la Comédie et de la Tragédie, qui se retrouvent également sur les façades extérieures. Les couleurs du Grand Fumoir sont émouvantes : « Verts évanescents, bandes dorées, grenats épais écrasés sur les murs, tons diaprés, rouges mordorés, tachetures, teintes veloutées ou fraîches se répondent dans une splendeur réjouissante, presque cosmique, qui éclate en une apothéose dans les turqueries du grand foyer remis à neuf.
Les pilastres y sont d'un bleu abyssal, turbulent, semé de miettes de feuilles d'or qui y scintillent comme dans une nuit d'opéra. Entre les allégories peintes, de grands miroirs renvoient le reflet des marbrures et du faux velum du plafond. Le cuir des vieux canapés art-déco a été bariolé de curieux moirages, évoquant de magiques dissections aux saveurs d'huîtres vertes." (AMC revue d'architecture mai 1983).
UN SECRRRET
Il existe aussi un magnifique Petit Fumoirrr… niché tout la haut au niveau du « Paradis », il est un petit bijou doré avec des miroirs et une belle verrière arts déco, et donne sur le toit surplombant la ville… Mais chut, c’est un secret…