GEORGE DANDIN OU LE MARI CONFONDU
JEAN-PIERRE VINCENT LE PRÉAU | CDN DE NORMANDIE-VIRE | MOLIÈRE
Dates de représentations
mardi 06 novembre 2018 à 20:00
mercredi 07 novembre 2018 à 20:00
Rencontre avec l’équipe artistique mardi 6 à l’issue de la présentation
En critique de la société de son époque, Molière composa George Dandin il y a 350 ans. Cette tragi-comédie mêlée d’une pastorale de Lully, dénonce les rigidités et méchancetés d’une société française fermée, bloquée par la monarchie absolue. Elle évoque aussi les mécanismes de lutte des classes et de lutte des sexes autour du mariage forcé entre un paysan parvenu et médiocre, Dandin et une jeune femme au nom à particule, Angélique, fille de noblaillons désargentés. Angélique n’aime pas Dandin. Sous son nez ou presque, elle file roucouler avec un autre et proclame haut et fort son dessein de ne pas renoncer au monde.
Dans un décor onirique épuré, une cour de ferme, une vache coupée en deux, des cieux superbes… Jean-Pierre Vincent a monté la pièce comme un mauvais rêve agrémenté d’authentiques chansons écrites par Molière. La mise en scène déjoue les clichés attachés à la pièce et révèle une Angélique d’une fermeté et d’une force remarquables qui lutte contre l’ordre établi. Féministe avant l’heure, Angélique se taille la part du lion face à un Dandin qui aimerait la soumettre mais n’y parvient pas. George Dandin, lui, accepte la domination sociale, il est avant tout mené par son profit personnel et son désir de grandeur. Il se fait d’ailleurs construire une réplique en miniature du château de Versailles. Radicale et moderne, on rit beaucoup de cette satire cruelle et féroce du « Dandin de la farce » !
Avec Jean-Pierre Vincent, George Dandin prend toute sa dimension noire et cruelle. On rit, bien sûr, le comique est là, mais c’est terrifiant de voir comment s’emboîtent, avec une précision imparable, les mécanismes de la lutte des classes et de la guerre des sexes. Le Monde
Texte : Molière | Mise en scène : Jean-Pierre Vincent assisté de Léa Chanceaulme | Dramaturgie : Bernard Chartreux | Scénographie : Jean-Paul Chambas assisté de Carole Metzner | Avec : Vincent Garanger, Gabriel Durif, Anthony Poupard, Élizabeth Mazev, Alain Rimoux, Olivia Chatain, Aurélie Edeline, Iannis Haillet | Costumes : Patrice Cauchetier assisté d’Anne Autran | Musique originale : Gabriel Durif d’après des extraits du « Grand divertissement Royal de Versailles » (Molière-Lully) | Création lumière/vidéo : Benjamin Nesme | Création son : Benjamin Furbacco | Maquillage : Suzanne Pisteur | Régie générale : Xavier Libois | Habilleuse : Annaig Le Cann | Régie son : Laurent Sassi | Régie lumière/vidéo : Léo Grosperrin | Réalisation costumes : Atelier Caraco | Peinture, construction décor et accessoires : Les ateliers du Préau avec Cyrille Florchinger et Clémentine Pignal
Remerciement aux Ateliers de la Comédie de Caen – CDN de Normandie | Production : Le Préau CDN de Normandie-Vire (producteur délégué), Studio Libre, Théâtre Dijon Bourgogne CDN | Avec la participation du Jeune Théâtre National | © Pascal Victor