Théâtre
GRANDE SCENE
TARIF B
17 Mar 2022 - 20:00
18 Mar 2022 - 20:00
Achetez votre place

LA QUESTION

Mise en scène : Laurent MEININGER

Mise en scène : Laurent MEININGER / Avec Stanislas NORDEY / Texte : Henri ALLEG

Coproduction GRRRANIT SN / Accueil en résidence

Tout public à partir de 14 ans


« La Question a été pour moi une rencontre saisissante. C’est un texte très fort qui fut longtemps censuré par l’État Français car il dénonce la torture durant la bataille d’Alger.


Elle fait écho a des émotions qui me traversent depuis longtemps : mon grand-père fut résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. J’ai été totalement happé, interpellé par les mots d’Henri Alleg. Certes, il ne s’agit pas de la même guerre, mais la guerre d’Algérie soulève des questions que soulevait également, a peine plus d’une décennie auparavant, la Seconde Guerre mondiale : la torture, la Résistance, la censure… Elle interroge en 1957 sur ces enseignements que notre pays n’a pas su tirer des atrocités subies par son propre peuple entre 1939 et 1945.


Si je souhaite faire entendre ce texte, ces mots, cette histoire utobiographique, c’est parce qu’elle parle d’un homme qui reste fidèle a ses convictions ; quel qu’en soit le prix pour lui-même. Cet endroit de la résistance, du courage, de la dignité, de la défense de valeurs fraternelles, m’émeut profondément. La Question indique un chemin qui me semble répondre aux enjeux et combats

d’aujourd’hui.


Comment combattre ? Quelles sont les nouvelles formes d’oppression ? Qu’est-ce qu’un héros ? Un anti-héros ? Jusqu’où est-on capable d’aller pour défendre un idéal ? Que signifie résister ? Comment réagir face a la peur ? Face a la douleur physique ? Autant de questions brûlantes qui interrogent sur l’actualité de notre monde et sur notre devenir commun. Le monde ne brûle-t-il pas ? Le monde ne hurle-t-il pas ? N’a-t-on pas souvent l’impression que le monde va bientôt exploser ?


De quoi avons-nous fondamentalement besoin aujourd’hui au théâtre ? Comment le Théâtre peut-il apporter sa contribution a la réflexion que nous devons vite mettre en place pour sauvegarder nos démocraties ? Autant de questions que je me pose et qui contribuent a mes choix artistiques.

Si je mets en scène aujourd’hui La Question, c’est pour délivrer de l’horreur et aller vers la paix.


Monter La Question, c’est dire que nous sommes conscients de ce qui s’est passé en Syrie, où la torture fut très utilisée par le régime de Bachar El Assad. C’est aussi Guantánamo, les Blacksites en Turquie et le Chili de Sébastián Piñera… Les exactions des États assassins perdurent. Le recours systématique a la torture par la police, les forces de sécurité, ou les forces armées, en Irak, au Yémen, au Mexique, aux Philippines, au Nigeria, en Ouzbékistan, pour obtenir des informations, arracher des « aveux », punir, menacer, intimider, faire taire les voix dissidentes, conservent malheureusement a La Question son statut de référence internationale. C’est témoigner d’aujourd’hui…


Monter La Question, c’est réaffirmer l’importance de nos démocraties dans des temps troubles et défendre nos valeurs de liberté, d’égalité, et de fraternité. Libéralisme, mondialisation, fonds de pension, et j’en passe, contribuent a un monde hostile dans lequel nous vivons et où s’engouffre le pire… Pour défendre nos valeurs, il faut témoigner de ce qui se passe quand elles s’effondrent.


Monter La Question, c’est un devoir de mémoire « pour ne pas oublier ».

André Salem, le fils d’Henri Alleg, me disait récemment que la reconnaissance par le Président Macron de la responsabilité de l’État français dans la mort de Maurice Audin, arrêté et torturé en même temps que Henri Alleg et par les mêmes militaires français, est probablement une porte ouverte a une forme de reconnaissance de tous les disparus algériens durant la bataille d’Alger.


Dans La Question, Henri Alleg affirme que l’endroit où les États s’engouffrent dans un moment de tension extrême comme la guerre d’Algérie n’est en rien l’endroit de la vie ni de la construction. À sa manière, il était ce qu’on appelle aujourd’hui un lanceur d’alerte. Son histoire est vraie, elle dérange, elle crée le scandale. Et malgré la censure dont a été l’objet son livre, plus rien ne fut

comme avant. »


Laurent Meininger


Un texte poignant sur la torture en Algérie, basé sur des faits réels vécus par l'auteur Henri Alleg
©JeanLouisFernandez

Texte de Henri Alleg
Mise en scene de Laurent Meininger
COLLABORATRICE MISE EN SCÈNE Jeanne François
AVEC Stanislas Nordey
SCÉNOGRAPHIE Nicolas Milhé / Renaud Lagier
RÉGIE GÉNÉRALE Bruno Bumbolo
LUMIÈRE Renaud Lagier
SON Mickael Plunian
PRODUCTION /DIFFUSION Compagnie Forget me not / Eux Trémä Production - Mickaël Le Bouëdec
COPRODUCTIONS Théâtre National de Strasbourg / Le Quartz, Brest / L’archipel, Fouesnant / Théâtre de Morlaix
Soutien technique : Théâtre de la Cité, Toulouse / Théâtre National de Bretagne, Rennes
SOUTIENS : Drac Bretagne / Conseil Régional de Bretagne dans le cadre du dispositif d’incitation a la coproduction / Ville de Rennes
Tous publics jusqu'à 123 ans
Théâtre
GRANDE SCENE
TARIF B
17 Mar 2022 - 20:00
18 Mar 2022 - 20:00
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LA QUESTION

Mise en scène : Laurent MEININGER

Mise en scène : Laurent MEININGER / Avec Stanislas NORDEY / Texte : Henri ALLEG

Coproduction GRRRANIT SN / Accueil en résidence

Tout public à partir de 14 ans


« La Question a été pour moi une rencontre saisissante. C’est un texte très fort qui fut longtemps censuré par l’État Français car il dénonce la torture durant la bataille d’Alger.


Elle fait écho a des émotions qui me traversent depuis longtemps : mon grand-père fut résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. J’ai été totalement happé, interpellé par les mots d’Henri Alleg. Certes, il ne s’agit pas de la même guerre, mais la guerre d’Algérie soulève des questions que soulevait également, a peine plus d’une décennie auparavant, la Seconde Guerre mondiale : la torture, la Résistance, la censure… Elle interroge en 1957 sur ces enseignements que notre pays n’a pas su tirer des atrocités subies par son propre peuple entre 1939 et 1945.


Si je souhaite faire entendre ce texte, ces mots, cette histoire utobiographique, c’est parce qu’elle parle d’un homme qui reste fidèle a ses convictions ; quel qu’en soit le prix pour lui-même. Cet endroit de la résistance, du courage, de la dignité, de la défense de valeurs fraternelles, m’émeut profondément. La Question indique un chemin qui me semble répondre aux enjeux et combats

d’aujourd’hui.


Comment combattre ? Quelles sont les nouvelles formes d’oppression ? Qu’est-ce qu’un héros ? Un anti-héros ? Jusqu’où est-on capable d’aller pour défendre un idéal ? Que signifie résister ? Comment réagir face a la peur ? Face a la douleur physique ? Autant de questions brûlantes qui interrogent sur l’actualité de notre monde et sur notre devenir commun. Le monde ne brûle-t-il pas ? Le monde ne hurle-t-il pas ? N’a-t-on pas souvent l’impression que le monde va bientôt exploser ?


De quoi avons-nous fondamentalement besoin aujourd’hui au théâtre ? Comment le Théâtre peut-il apporter sa contribution a la réflexion que nous devons vite mettre en place pour sauvegarder nos démocraties ? Autant de questions que je me pose et qui contribuent a mes choix artistiques.

Si je mets en scène aujourd’hui La Question, c’est pour délivrer de l’horreur et aller vers la paix.


Monter La Question, c’est dire que nous sommes conscients de ce qui s’est passé en Syrie, où la torture fut très utilisée par le régime de Bachar El Assad. C’est aussi Guantánamo, les Blacksites en Turquie et le Chili de Sébastián Piñera… Les exactions des États assassins perdurent. Le recours systématique a la torture par la police, les forces de sécurité, ou les forces armées, en Irak, au Yémen, au Mexique, aux Philippines, au Nigeria, en Ouzbékistan, pour obtenir des informations, arracher des « aveux », punir, menacer, intimider, faire taire les voix dissidentes, conservent malheureusement a La Question son statut de référence internationale. C’est témoigner d’aujourd’hui…


Monter La Question, c’est réaffirmer l’importance de nos démocraties dans des temps troubles et défendre nos valeurs de liberté, d’égalité, et de fraternité. Libéralisme, mondialisation, fonds de pension, et j’en passe, contribuent a un monde hostile dans lequel nous vivons et où s’engouffre le pire… Pour défendre nos valeurs, il faut témoigner de ce qui se passe quand elles s’effondrent.


Monter La Question, c’est un devoir de mémoire « pour ne pas oublier ».

André Salem, le fils d’Henri Alleg, me disait récemment que la reconnaissance par le Président Macron de la responsabilité de l’État français dans la mort de Maurice Audin, arrêté et torturé en même temps que Henri Alleg et par les mêmes militaires français, est probablement une porte ouverte a une forme de reconnaissance de tous les disparus algériens durant la bataille d’Alger.


Dans La Question, Henri Alleg affirme que l’endroit où les États s’engouffrent dans un moment de tension extrême comme la guerre d’Algérie n’est en rien l’endroit de la vie ni de la construction. À sa manière, il était ce qu’on appelle aujourd’hui un lanceur d’alerte. Son histoire est vraie, elle dérange, elle crée le scandale. Et malgré la censure dont a été l’objet son livre, plus rien ne fut

comme avant. »


Laurent Meininger


Un texte poignant sur la torture en Algérie, basé sur des faits réels vécus par l'auteur Henri Alleg
©JeanLouisFernandez

Texte de Henri Alleg
Mise en scene de Laurent Meininger
COLLABORATRICE MISE EN SCÈNE Jeanne François
AVEC Stanislas Nordey
SCÉNOGRAPHIE Nicolas Milhé / Renaud Lagier
RÉGIE GÉNÉRALE Bruno Bumbolo
LUMIÈRE Renaud Lagier
SON Mickael Plunian
PRODUCTION /DIFFUSION Compagnie Forget me not / Eux Trémä Production - Mickaël Le Bouëdec
COPRODUCTIONS Théâtre National de Strasbourg / Le Quartz, Brest / L’archipel, Fouesnant / Théâtre de Morlaix
Soutien technique : Théâtre de la Cité, Toulouse / Théâtre National de Bretagne, Rennes
SOUTIENS : Drac Bretagne / Conseil Régional de Bretagne dans le cadre du dispositif d’incitation a la coproduction / Ville de Rennes
Tous publics jusqu'à 123 ans